1er jour de sevrage : Ajouté le 22/8/2007 à 11:01 PM
PREMIER JOUR DE SEVRAGE
22/08/2007

ça c'est fini
Nous y sommes, ça y est c'est mon premier jour! Enfin, ma première heure de sevrage. C'est sans doute psychologique, mais j'ai déja mal au dos, alors que je viens de prendre ma dernière trace. Cette fois je me sent prête, je sais que je vais y arriver, mais dans maes objectif, le plus dur va être de faire en sorte que Steph ne s'apperçoit de rien. Dans l'état dans lequel je vais me retrouver, je pense qu'il sera difficile de lui cacher. Pour les trois ou quatre premiers jours j'ai déja un "allibi", je lui ai dit que je partais chez ma tante, dans le nord, en espérant que d'ici là, les douleurs auront diminuées, mais surtout que les vomissements et diahrrées auront disparues.
J'ai peur, au fond de moi je sais que je suis capable de me sevrer seul, mais si je suis tenté, si on venait me mettre une trace sous le nez, est-ce que je saurais résister?!? J'ai longtemps réfléchit a la manière de me sevrer, à la "dur", ou avec des produits de substitution (subutex, méthadone). je me suis dit que quitter une drogue illégale pour une drogue légale, je ne voit pas l'intéret, a part biensur, celui de ne plus être "hors la loie". J'ai donc choisit de ne pas prendre de produit de substitution, mais je changerais peut-être d'avis...
Le manque physique pendant les premiers jours va être un vrai cauchemar mais le pir va sans doute être le manque psychologique. Chaque fois que quelque chose n'allait pas j'avais l'habitude de me "défoncer" (même si je n'aime pas ce mot, je n'en voit pas d'autre pour qualifier les états dans lesquels je me mettais) pour oublier, et ça marchait, ça marchait même très bien, même si c'était une illusion, sur le moment, ça fait un bien fou! Rien que d'en "parler", ça me donne envie! Mais je ne cèderais pas si facilement.
Si je veux vraiment m'en sortir, il faut absolument que j'évite certaines personnes, le problème, c'est que 60% de mes ami(e)s sont toxicomane comme moi, je pense que le mieux est que je reste chez moi. De toute façon dans l'état ou je vais me trouver d'ici quelques heures je pense que je n'aurais pas envis de sortir.
Et puis ici, on va prendre soin de moi, ma mère est au petit soin depuis qu'elle a constaté, que cette fois je ne lui disais pas juste "je vais me sevrer, je te jure Maman" pour lui faire plaisir. Quand elle a vu que je préparais des draps de rechange pour la nuit (pour la transpiration), une bassine au pied de mon lit (pour les vomissements), et tous les médicaments à base de codéïne (pour les douleurs, bien que pas très éfficace, ça rassure quand même), elle a vu que cette fois ça n'était pas des paroles en l'air.
Mes parents ont tout éssayés pour m'aider a m'en sortir, ils ont toujours été là pour moi pourtant c'était vraiment pas évident pour eux! Au début, quand ils ont commencés à se douter que ça n'était pas quelques joins qui me mettait dans cet état, ils ont essayé la manière "forte", qui n'a aboutit à rien et qui nous a pendant longtemps éloignés, c'était dispute sur dispute; Puis, j'ai fait un malaise, (a cause du manque de nourriture, à ce moment là je pesais 44kg pour 1m63). Ils ont tellement peur, qu'ils ont abandonnés la manière forte, et ont essayés à plusieurs centaines de reprises de me faire comprendre que je mettais ma vie en dangé en refusant de m'alimenter et en continuant de me détruire avec cette drogue, mais rien à faire... Je ne pensais qu'à une chose, mon homme et mon frère enfermés entre quatre murs! Et cette pensé se concrétisait toujours par l'héroïne comme remède miracle.
ça y est cette fois ça n'est pas psychologique, j'ai mal au dos, et je commence à avoir mal au ventre. ça y est, c'est là qu'on va voir si j'ai vraiment eu le "déclic", et si j'ai vraiment la volonté, ou alors si c'était encore une fausse illumination. C'est facile de dire "j'arrète", quand on à encore de la came dans le sang"! Cette fois c'est la bonne. J'y crois, mais si par malheure cette fois n'était pas la bonne, ça voudrait dire que je resterais une "tox" toute ma vie, car si avec la rage qui m'anime pour m'en sortir, je n'y arrive pas, c'est foutu.
Je commence vraiment à souffrir, je ne me souvenais pas que les symptômes arrivaient si vite. Il faut dire qu'elle est loin la dernière fois où je n'ai pas consommé mes 3grammes par jour.
Je vous dit à demain, je vous raconterais ma première nuit de sevrage, mais je peux déja vous dire, sans avoir aucun dont de voyance, que je ne vais pas passer une bonne nuit....
|